Test du NAS UGREEN DXP8800 Ultra
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Je tournais jusqu'ici avec deux NAS à la maison, un 4 baies entièrement dédié à mon serveur Plex et un 2 baies qui encaissait tout le reste, sauvegardes, projets, archives. La marque chinoise UGREEN, dont je teste régulièrement les produits ici, a dû avoir un peu pitié de moi et m'a envoyé son DXP8800 Ultra , un 8 baies lancé fin septembre, avec lequel je compte enfin tout regrouper.
Dedans, un Intel Core 7 150U, une puce mobile à 10 coeurs qui se contente de 15 watts, et 8 Go de DDR5 qu'on peut pousser jusqu'à 96 Go. Les huit baies SATA sont complétées par deux emplacements M.2 NVMe en PCIe 4.0, et l'ensemble encaisse en théorie jusqu'à 272 To, ce qui me laisse une marge assez confortable avant de devoir ressortir la carte bleue.
J'ai garni la machine avec mes propres disques, quatre 28 To et quatre 16 To, de quoi monter deux pools de stockage en RAID, un pour Plex, un pour le reste, avec de la redondance si un disque lâche.
Alors pour être honnête, à l'heure où j'écris ces lignes, tout n'est pas encore aux petits oignons. Il me reste des dizaines de téraoctets à déplacer, et je me fais aider par Claude, l'IA d'Anthropic, pour peaufiner la configuration au fur et à mesure.
Si besoin le NAS se branche en Thunderbolt 4 directement sur un Mac, ce qui m'arrange bien pour certains gros transferts, et il propose en plus deux ports réseau à 10 Gb/s qu'on peut agréger, une sortie HDMI 2.1, un lecteur de cartes SD et de l'USB rapide. Niveau débits, chez moi la limite vient de toute façon de mes disques mécaniques, pas de la machine.
Les tiroirs se verrouillent et les disques se changent sans outil, même si vous pouvez les visser pour plus de sécurité, ça n'est pas obligatoire.
Le plus étonnant, et je ne m'y attendais vraiment pas, c'est le silence. Deux ventilateurs de 120 mm se partagent l'arrière du boîtier et tournent si lentement qu'on les oublie, alors que mes huit disques mécaniques grattent sans interruption depuis le début des transferts. La machine est posée dans la pièce où je travaille toute la journée. Je ne l'entends pas. Enfin, si, j'entends les disques gratter bien sûr, mais le NAS lui, pas vraiment. Après je dois admettre que je ne transcode pas directement sur le NAS puisque j'ai déporté les tâches les plus lourdes sur mon Mac mini.
Sur la partie logicielle, UGOS Pro gère le RAID classique, les conteneurs Docker, les machines virtuelles et une trentaine d'applications, dont Jellyfin et Home Assistant. Pour mes besoins, du stockage, du partage de fichiers et des sauvegardes, ça suffit complètement, c'est même un peu trop, mais on ne sait pas comment vont évoluer mes usages dans les mois qui viennent. En tous cas, le DSM de Synology ne me manque en rien.
Les habitués de Synology ou de QNAP trouveront quand même le catalogue d'applications métier un peu maigre, c'est le reproche qui revient dans la plupart des tests. Mais bon, pour un usage domestique comme le mien, absolument rien ne m'a bloqué.
Reste le tarif, en ce moment on le trouve sur Amazon aux alentours de 2000 euros. La gamme Ultra se décline aussi en 6 baies avec le DXP6800 Ultra, et UGREEN garde à son catalogue des 4 baies plus abordables comme le DXP4800 Plus, qu'on trouve autour de 600 euros, et qui est un super produit.
Un NAS intéressant, du coup, pour peu que vous ayez déjà des disques qui dorment dans un tiroir. Parce qu'en ce moment, entre les centres de données qui aspirent toute la production et la flambée des composants, acheter des disques durs neufs revient presque plus cher qu'acheter une maison.
Le NAS UGREEN DXP8800 Ultra est ici sur Amazon , et le merveilleux DXP4800 Plus est par là .